Les portes d’entrées du 29ème Kagyu Monlam
4 mars 2012
Cette année, la porte d’entrée principale est simple et modeste, elle enjambe la route grossièrement pavée qui va du monastère de Tergar au chapiteau du Monlam. Elle est faite de quatre tours carrées de bambou, drapées de blanc, brun et orange, et surmontées d’un toit bleu. Chaque tour est décorée de brassées de roses artificielles à chacun des quatre coins. Entre les tours, sont tendus des drapeaux de prières, comme des bannières, sur lesquels est écrit le mantra :
OM PEMO KHA-NI-KHA BEMA LE HOUNG PHAT
Il est répété 800 fois sur la porte.
Ce mantra appelé gtsug tor dri med en tibétain (l’ushnisha immaculé), est écrit au-dessus de l’entrée des temples, parce qu’il possède un grand pouvoir de purification. C’est la troisième année consécutive qu’il figure sur la porte d’entrée du Kagyu Monlam. L’intention est que toute personne qui passera la porte pendant le festival de prières, en recevra des bénéfices spirituels. Il est dit qu’une répétition de ce mantra, purifie le karma négatif de 1000 vies.
Il y a deux autres portes. La plus petite est la porte de bois rouge de style tori, qui se trouve habituellement derrière l’entrée du Stupa Mahabodhi. Mais comme cette année le Monlam a été relocalisé sous le chapiteau du Monlam, cette porte se trouve maintenant sur le bord avant de l’entrée principale du chapiteau.
La dernière entrée, est celle du chapiteau lui-même. Faite de briques et de ciment qui donnent l’aspect de pierres, elle a été fraîchement repeinte en rouge sombre, rappel de l’architecture des sites bouddhistes. Sur le haut de son arche unique, est posé un simple panneau en bois contre-plaqué, sur lequel est écrit en tibétain : Bienvenue au Kagyu Monlam.
Gyalwang Karmapa avait expliqué l’année dernière les raisons de l’utilisation du mantra gtsug tor dri med :
« Le but principal de cette porte… est son sens intérieur – les bénédictions. Nous avons inscrit des mantras importants sur les portes afin qu’ils remplissent deux fonctions lorsque les personnes entrent et sortent. Leurs bénédictions purifient ce qui est encore obscure, et participent aux deux accumulations ( mérites et sagesse). »




