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Le Gyalwang Karmapa interviewé par la ‘Voix de l’Amérique’

6 juillet 2017 – Washington, D.C.

Tout d’abord, le Gyalwang Karmapa dit quelques mots à propos de l’anniversaire de Sa Sainteté le Dalaï-Lama :« Nous, les Tibétains, considérons l’anniversaire de Sa Sainteté le Dalaï-Lama comme une date extrêmement importante. C’est notre grande fortune que, tel un flambeau lumineux, il éclaire  notre chemin en ces temps sombres et difficiles. Son anniversaire est donc pour nous un moment important.

Né au Pays des neiges, Sa Sainteté est le protecteur et le refuge de tous les Tibétains. Cette bonne fortune immense est source de joie et nous donne également un grand courage.

Quelle que soit notre façon de célébrer son anniversaire, nous nous remémorons l’histoire de sa vie et son activité universelle pour le bien d’autrui. S’il nous donne des conseils, il est essentiel que nous réfléchissions à comment les appliquer véritablement, et comment l’aider. Non seulement Sa Sainteté s’est consacré à améliorer notre bien-être matériel – sur un plan extérieur -, mais, sur le plan intérieur, il nous a aussi encouragés à développer notre bien-être spirituel. En retour, de notre côté, nous devrions réfléchir à comment accroître notre développement. En particulier, nous pouvons étudier les enseignements du Bouddha, qui apportent des bienfaits à notre esprit ; également, faire croître notre amour et notre compassion  améliore notre manière d’être au monde. L’étude des sciences bouddhistes est très importante pour enrichir et ouvrir notre esprit, et il est essentiel de chercher à améliorer notre comportement en développant notre amour et notre compassion. Dans le flot de la vie quotidienne, nous en souvenir encore et encore est un point clé. »

 

Question : Sa Sainteté le 14e Dalaï-Lama a conseillé à tous les Tibétains de se retrouver, d’être un peuple uni et de maintenir des relations harmonieuses les uns avec les autres. Comment garder la culture et les coutumes tibétaines vivantes et empêcher leur extinction ?

 

Le Karmapa : Dans n’importe quel domaine, les relations harmonieuses sont primordiales et il nous faut essayer de les consolider. Cependant, ces liens sont difficiles à développer et faciles à détruire. Qu’il s’agisse d’unifier les trois régions principales du Tibet, des relations entre les traditions spirituelles du Tibet, de la cohabitation des habitants venus de localités différentes, un tel amour pour le pays tout entier, un tel dévouement au Tibet dans son ensemble et pour les gens nés au Pays des neiges est quelque chose d’exceptionnel dans l’histoire du Tibet.

Ceci est rendu possible grâce au leadership et à l’influence de Sa Sainteté le Dalaï-Lama qui a mis l’accent sur l’importance de ces connexions. De même, les principaux chefs religieux du Tibet et de nombreux Tibétains sincères ont consacré du temps et n’ont pas mesuré leurs efforts afin que ceci s’accomplisse. Maintenant que nous avons ce résultat excellent, nous ne devons pas le gaspiller mais le protéger et le maintenir. A l’intérieur de la société tibétaine, certains s’accrochent encore à leurs préférences limitées pour leur propre région du Tibet. Nous devrions voir que cette attitude est nuisible et en être tout à fait conscient.

Bien que Sa Sainteté ait plus de 80 ans, il continue de voyager partout dans le monde et fait largement connaître la situation tibétaine au monde entier. En même temps, il guide les Tibétains, et il soutient le dharma et la culture tibétaine. Suivant son exemple, nous les Tibétains, nous devrions aussi porter un grand intérêt au dharma et à notre culture. Notamment, le nombre de Tibétains vivant à l’étranger étant en augmentation, ces derniers devraient s’intéresser d’avantage aux traditions écrites et orales du dharma, de la culture et de la langue. S’ils peuvent les étudier sérieusement et maintenir un lien avec elles, alors dans le futur, ils auront le courage nécessaire pour demander aux autres de respecter et de préserver leur tradition et leur langue si précieuses. S’ils n’en ont pas une bonne connaissance, ils n’auront pas la confiance suffisante pour faire cette demande.

 

Question : Vos voyages vous ont principalement conduit en Europe et en Amérique du Nord. Y a-t-il une raison à cela ? Est-ce que vous préférez ces endroits ?

 

Le Karmapa : Il y a des raisons particulières pour ces voyages en Europe et en Amérique du Nord. Pour ce qui est de l’Europe, les Tibétains ont une connexion particulière et historiquement forte avec l’Angleterre, et je m’y suis rendu récemment pour la première fois. Au cours de ce dernier voyage, j’ai également effectué mon premier déplacement au Canada, où vit le plus grand nombre de Tibétains en Amérique du Nord. J’ai visité de nombreux centres du dharma et j’ai rencontré beaucoup de disciples. Le but spécifique de ce voyage était de rencontrer les Tibétains vivant au Canada. C’était notre projet et tout s’est bien déroulé.

 

Question : Au Canada, vous avez apportez votre aide à beaucoup de Tibétains et vous leur avez promulgué nombre de conseils. Selon vous, quelle est la plus grande difficulté rencontrée par les Tibétains au Canada ? Quels conseils pourriez-vous leur donner ? Dans quels domaines devraient-ils concentrer leurs efforts ?

 

Le Karmapa : Il y a deux points principaux. Tout d’abord, les Tibétains doivent se concentrer sur leur culture, et en particulier sur le tibétain parlé et écrit. En deuxième lieu, ils doivent travailler ensemble à améliorer des relations harmonieuses.

Pour les Tibétains vivant à l’étranger en général – et en particulier au Canada, qui a une très large population de Tibétains – la question brûlante est de savoir si la nouvelle génération des Tibétains nés à l’étranger est à même de faire un effort soutenu pour maintenir, préserver et dynamiser le dharma et leur culture. Nous devons tous nous sentir profondément concernés par cette situation.

Pour de nombreux Tibétains à l’étranger, ne serait-ce qu’apprendre à parler et à lire le tibétain s’avère difficile. Si vous ne connaissez pas votre langue, comment pouvez-vous préserver le dharma et la culture tibétaine ? Pour certains, le lien direct – notre langue – a été rompu. Il est donc primordial que les Tibétains apprennent leur langue avec enthousiasme. Voici ce que j’en pense et quel est mon espoir.

Mais ne faire qu’exprimer une pensée ou un espoir ne suffit pas. Il nous faut des méthodes et de bonnes politiques pour les réaliser. Très souvent, des groupes d’entraide sociale ont émergé dans les zones où vivent des Tibétains ; ils enseignent aux enfants la langue tibétaine, ainsi que des chants et des danses tibétaines. Cependant, on peut se demander ce qu’on apprend en seulement un ou deux jours pendant le week-end. Voilà pourquoi il est important que le parents parlent tibétain à leurs enfants et qu’ils leur apprennent à écrire. Ils devraient s’intéresser d’avantage à la façon dont leurs enfants apprennent le tibétain, car l’apprentissage d’une langue dépend de nombreux facteurs.

Étant donné que le nombre de Tibétains au Canada et aux États-Unis augmente, je pense que ce serait une bonne chose si les Tibétains ouvraient leurs propres écoles. Cela voudrait dire que les enfants pourraient étudier non seulement les week-ends mais toute la semaine. Il y a des écoles tibétaines en Inde, et elles ont quelques difficultés à trouver des enseignants ; cependant, si nous ne nous laissons pas décourager par les difficultés et menons le projet à bien, je pense qu’au final ça serait très bien.

J’ai déjà eu l’occasion de mentionner ceci, et il est important de considérer notre situation sérieusement et sous différents angles. Si nous ne le faisons pas maintenant, le problème deviendra de plus en plus urgent. Nous devons mettre nos forces en commun et soutenir pleinement l’étude du tibétain oral et écrit. Si les centres du dharma, les associations de solidarité et des groupes publics ou privés peuvent travailler ensemble à la création de ces écoles, je crois que ça serait bien.

 

Question : Au Canada, vous avez parlé des restaurants tibétains et mentionné que le nom des restaurants ainsi que de tous les plats devrait être écrit à la fois en tibétain et en anglais. Je vous en remercie. Pour votre anniversaire, vos parents ont partagé un message de bons souhaits à votre intention. Avez-vous pu leur répondre ?

 

Le Karmapa : Je ne savais pas que mes parents avaient envoyé un message par les réseaux sociaux, c’est quelqu’un de ma connaissance qui me l’a montré. Contrairement aux années précédentes, cette année beaucoup de gens au Tibet et aussi en Inde ont montré de l’intérêt pour à mon anniversaire. A cause de ces célébrations de mon anniversaire, il semble que les gens aient fait plus attention à moi, et, par la même occasion, à mes parents, à qui on a demandé de dire quelque chose. Quand j’ai regardé la vidéo, j’ai eu un sentiment bizarre – quelque chose d’inexprimable, qui fait monter les larmes aux yeux – et cela m’a rendu très triste. Dans leur message d’anniversaire, mes parents ne s’adressaient pas à moi directement mais ils offraient des prières à mon intention. Comme ils ne s’adressaient pas à moi directement, il n’y avait pas de raison particulière de leur répondre.

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Question : Durant votre séjour à Toronto, en parlant à des Tibétains, vous avez exprimé le souhait de retourner au Tibet. Est-ce pour rencontrer tous ceux qui sont restés au Tibet et sont confrontés à de grandes difficultés ? Est-ce pour maintenir une connexion avec eux, pour montrer votre solidarité ? Dans votre message d’anniversaire, vous avez dit que vous vouliez retourner au Tibet. Comment ferez-vous pour accomplir ce souhait ?

 

Le Karmapa : La raison principale pour laquelle j’ai évoqué ceci est que, au sein de la communauté tibétaine à l’étranger, nous avons assisté à de nombreuses discussions politiques sur la voie du milieu, l’indépendance, etc. Mais, en fait, ce n’est pas vraiment à la situation au Tibet – qu’on peut comparer à un brasier dont on est prisonnier – que nous pensons. À l’extérieur du Tibet, les gens ne font que se livrer à des discussions sans fin pour savoir s’ils partagent les mêmes opinions politiques, ce qui est fort déplorable. Il nous faut connaître directement quelle est la situation à l’intérieur du Tibet. On peut, bien sûr, s’informer grâce aux médias, mais le mieux, c’est d’y aller et de se rendre compte par soi-même.

Il est plus facile à des Tibétains vivant à l’étranger de se rendre au Tibet car ils ont pris la nationalité américaine ou canadienne, par exemple. Ils doivent aller voir par eux-mêmes quelle est la situation au Tibet, plutôt que de conserver une compréhension superficielle basée sur des photos. En retournant au Tibet, ils verront l’environnement de leurs propres yeux et parleront directement avec des Tibétains qui ont passé leur vie là-bas. Cette expérience leur donnera un vrai ressenti de la situation telle qu’elle est. Certains Tibétains vivant à l’étranger sont allés au Tibet et en sont revenus changés. Auparavant, ils ne connaissaient pas vraiment la situation au Pays des neiges, et l’expérience les a transformés. Avant, ils n’avaient ni un grand amour ni un grand intérêt pour le Tibet, ni un sentiment d’allégeance envers leur pays. Par la suite, ils ont développé un véritable intérêt pour le Tibet et plus d’amour et d’affection pour son peuple. Ainsi, afin de développer un vrai sentiment d’amour et de compassion, les Tibétains vivant à l’extérieur du Tibet devraient aller au Tibet.

Il est important de se faire sa propre expérience et de ne pas se contenter de renseignements fournis par d’autres. Si nous pouvons faire un tel voyage, c’est un flot de connexions entre les Tibétains à l’intérieur et à l’extérieur du Tibet qui se poursuivra. Sinon, les Tibétains vivant au Tibet ne sauront rien des Tibétains vivant à l’extérieur du Tibet, et vice versa.

Pour ma part, ce qui m’anime est que je suis né au Tibet et que j’ai vu récemment mes parents par l’intermédiaire des réseaux sociaux. Ceci a suscité en moi une forte réaction émotionnelle. En outre, il y a maintenant dix-sept ans que je ne les ai pas vus ; mon père, par exemple, a dans les quatre-vingt ans et nous ne savons pas combien de temps encore il sera parmi nous.

Depuis qu’on m’a donné le nom de Karmapa – nom imposant et célèbre -, j’ai des responsabilités importantes, mais avant cela, je n’étais qu’un simple être humain. En tant que tel, si nous sommes fortuné, nous devons accomplir les désirs de nos parents et nous occuper d’eux. Ce n’est pas seulement vrai au Tibet, mais c’est aussi le cas en Inde, en Chine et dans de nombreuses cultures. Mon émotion quand j’ai vu mes parents a suscité une réaction assez vive.

En général les Tibétains en exil disent : ‘ Nous fêterons le prochain Losar au Potala.’ Ils font ce genre de souhaits. Mes parents sont tous deux âgés, on ne sait pas quand ils décèderont. Si je n’y vais pas dans les deux ans, cela pourrait être difficile de les rencontrer. C’est donc mon souhait mais il sera difficile à réaliser car il dépend de nombreuses circonstances.

 

Question : Votre Sainteté a le souhait d’aller au Tibet, c’est aussi le cas de nombreuses personnes. Cependant, en particulier depuis 2008, le gouvernement chinois met d’énormes obstacles pour les Tibétains au Tibet. Ceux qui veulent se rendre au Tibet ne reçoivent pas la permission. Le gouvernement chinois fait des difficultés aux personnes qui souhaitent rendre visite à des membres de leur famille et il n’autorise pas les gens à retourner au Tibet. Qu’en pensez-vous ?

 

Le Karmapa : En général pour les êtres humains, il est déprimant d’avoir la moitié de sa famille et de ses proches à un endroit, et l’autre moitié à un autre endroit. C’est un droit humain pour des parents que de pouvoir rencontrer leurs enfants. Ne pouvoir le faire est un obstacle à leur droit au bonheur ; ainsi, ce qui est en accord avec des droits humains acceptés par le plus grand nombre devrait être respecté. Prenons mon cas pour exemple ; il n’y a aucun espoir que mes parents soient autorisés à venir en Inde. Ils sont sous haute surveillance. Même s’ils veulent aller à Lhassa ou en Chine, ils doivent en faire la requête ; parfois elle est accordée, parfois non. Ils n’ont pas non plus le passeport requis pour voyager à l’étranger. C’est purement et simplement une situation très triste.

 

Question : Lancerez-vous un appel au gouvernement chinois ?

 

Le Karmapa : Je n’ai pas d’appel spécial à lancer puisqu’il est clair qu’on ne peut rien faire. Que je fasse une demande ou non ne fera aucune différence. Mais il pourrait y avoir d’autres options ; par exemple, s’ils ne peuvent pas venir en Inde, ça serait bien si je pouvais les rencontrer dans un autre pays.

 

Question : En conclusion, j’aimerais vous demander quelle est votre préoccupation essentielle pour les Tibétains, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du Tibet. Dans quels domaines devraient-ils concentrer leurs efforts ?

 

Le Karmapa : Je n’ai pas une grande connaissance du dharma et de la politique et il est très difficile de dire quelle est la situation directement. Les Tibétains vivant au Tibet ne peuvent pas venir en Inde, tandis que beaucoup de ceux qui vivent en Inde vont à l’étranger ou retournent au Tibet. La situation des Tibétains en Inde est fort difficile car ils n’ont pas la nationalité indienne et ils n’ont pas de passeport. Il n’est pas du tout facile d’obtenir la nationalité indienne, et même si certains Tibétains l’ont, de nombreuses difficultés demeurent. La Carte de réfugié tibétain ne donne pas tous les droits.

Compte tenu de tout cela, les Tibétains vivant en Inde n’ont pas de lieu où ils peuvent se sentir en sécurité, un foyer où ils peuvent vivre en permanence en toute quiétude ; aussi essaient-ils de partir ailleurs dans le monde. Comme je suis lama, beaucoup de gens viennent me voir pour demander des divinations. Ils me demandent : « Je pars à l’étranger dans tel ou tel pays. C’est quoi le meilleur endroit ? » Ils ne veulent pas vivre sous la protection du CTA (l’Administration centrale tibétaine). Et donc, le gouvernement tibétain de Dharamsala se retrouve dans une situation délicate. D’un autre côté, les Tibétains se placent sous l’autorité de Sa Sainteté le Dalaï-Lama ; ils en sont venus à compter sur lui pour tout et mettent tous leurs espoirs en lui. Mais il nous est difficile d’être toujours en la présence de Sa Sainteté le Dalaï-Lama. Le futur du Tibet dépend des Tibétains. Il est de leur responsabilité de réfléchir à ce qu’il faut faire et comment le faire. Comment devrions-nous réfléchir aux problèmes du monde ? Quelles méthodes devrions-nous utiliser ? Nous ne pouvons pas nous contenter de faire des suppositions ; il nous faut bien étudier maintenant de façon à pouvoir prendre nos responsabilités à l’avenir. Il est essentiel de prendre tout ceci en compte soigneusement.

Sa Sainteté le Dalaï-Lama souhaite que nous suivions la voie démocratique ; il a donné aux Tibétains cette forme de gouvernement, ce qui signifie que, maintenant,  les tâches politiques incombent aux dirigeants politiques. A l’avenir, les Tibétains devront étudier pour être capables d’assumer les responsabilités que cette forme de gouvernement exige. Il nous faut apprécier la valeur du don fait par Sa Sainteté, étudier très dur et nous développer énormément.

La démocratie, ce n’est pas juste voter, protester et débattre de positions politiques. Il faut aussi bien étudier et accepter la pleine responsabilité. Notre intelligence doit nous permettre de trouver ce qu’il y a de mieux à faire. Qu’est-ce qui est bénéfique ? Comment aider la société tout entière ? Malheureusement, les gens ne réfléchissent pas beaucoup à cela. Il importe de faire des projets stables et à long terme. Passer  d’une situation temporaire à une autre situation temporaire n’est d’aucune aide. »

 

L’interview se termine avec cette mise en garde.

Enseignements :

La Compassion et la Véritable nature de l'Esprit

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L’arrivée du Karmapa à Dharamsala bénéficia d’une couverture médiatique extraordinaire dans la presse internationale : The Associated Press, Agence-France Press, The BBC, CNN, NBC, ABC, CBS, The Economist, Newsweek, Time, The New York Times, The Times of India, the Hindustan Times, et la plupart des autres médias du monde entier.